PERSPECTIVES DES MARCHÉS – Nouvelle année 2010
Les conditions nécessaires à un rétablissement durable sont en place et la reprise économique est bien amorcée. Les mesures extraordinaires de relance monétaire et budgétaire n'ont pas encore produit tous leurs effets sur l'économie et demeureront un facteur de soutien des marchés pendant plusieurs trimestres encore. Malgré l'évolution impressionnante des marchés des actions et du crédit depuis mars, bon nombre d'investisseurs ne sont pas près d'oublier la crise et se montrent très prudents. Les valorisations boursières demeurent inhabituellement attrayantes. La conjoncture demeure favorable à mesure que l'économie mondiale revient à la normale, et nous avons augmenté légèrement la pondération en actions.
LES PERSPECTIVES REPOSENT SUR L'AUTONOMIE DE LA REPRISE
La récession américaine la plus profonde depuis la grande dépression a pris fin au cours du printemps ou au début de l'été dernier. De nouvelles sources de croissance économique émergent. Le prix des maisons ne baisse plus ; les acheteurs et les constructeurs refont surface. Bien que le nombre considérable de maisons menacées de saisie donne le vertige, il reste que la cause profonde de la crise du crédit, soit l'effondrement du marché du logement, se stabilise enfin. Au cours des prochains trimestres, la reconstitution des stocks pourrait aussi reprendre. En effet, devant la stabilisation de l'économie et la remontée des ventes, les sociétés seront de moins en moins portées à réduire leurs stocks.
L'imminence d'une reprise autonome aux États-Unis est la principale question qui se pose. À notre avis, même en l'absence du soutien de l'État, la probabilité que l'économie retombe dans une récession est faible, compte tenu de l'essor et de la diversification des sources de croissance. Malgré ces perspectives relativement prometteuses à long terme, certaines conditions essentielles à une reprise autonome demeurent incertaines. En particulier, le marché de l'emploi reste faible aux États-Unis et l'accès au crédit, très limité, sauf pour les emprunteurs les plus importants et les plus solvables. De plus, de manière générale, la capacité des autorités de réduire leur soutien à l'économie sans entraîner de récession, et de déterminer le moment opportun à cet égard, soulève des préoccupations. Finalement, le fardeau de la dette qui ne cesse de s'alourdir assombrit les perspectives de l'économie américaine et d'une bonne partie des grands pays industrialisés de l'Europe et de l'Asie.
L'inflation demeure faible et maîtrisée. Toutefois, plusieurs signes laissent présager que le contexte d'inflation modérée que nous connaissons actuellement pourrait ne pas se prolonger au-delà de 2010, et une surveillance étroite de ces signes s’impose alors que l'économie entre dans une phase de croissance.
FAIBLESSE À COURT TERME, MAIS SOUTIEN À MOYEN TERME POUR LE DOLLAR AMÉRICAIN
Le dollar américain a poursuivi son repli alors que les nouvelles pessimistes à son égard sont légion dans les médias. Les arguments défavorables au dollar sont nombreux et bien connus, et les participants au marché se préparent en vue de profiter d'autres replis éventuels du dollar. Même s'il est possible que le billet vert se déprécie davantage du seul fait de cette dynamique, les valorisations indiquent qu'il devrait bénéficier d'un soutien à moyen terme. Le comportement des devises sera étroitement lié aux prévisions concernant la modification des taux d'intérêt en 2010. Toute augmentation de taux par la Réserve fédérale devrait soutenir le dollar US en particulier.
LES TAUX D'INTÉRÊT DEVRAIENT SE MAINTENIR POUR LE MOMENT À DES CREUX RECORDS
Étant donné la fragilité de la reprise, la vaste majorité des observateurs s'attend à ce que les banques centrales conservent les taux d'intérêt à court terme à des valeurs planchers pour les six prochains mois au moins en Amérique du Nord. Nous nous attendons à ce que les premières hausses, légères, de taux aient lieu au milieu de 2010, mais que le mouvement de relèvement des taux à court terme ne se généralise à l'échelle du globe qu'en 2011.
LES RENDEMENTS DES OBLIGATIONS À LONG TERME DEVRAIENT AUGMENTER
À mesure que la menace qui pesait sur le système financier se dissipe et que la croissance économique se rétablit, les rendements des obligations devraient s'accroître. Le relèvement des prévisions de l'inflation et la demande de rendements « réels » présentent un risque pour les marchés de titres à revenu fixe et ouvrent la voie à des perspectives de rendements globaux très limitées pour les obligations d'État au cours des prochains trimestres.
LES VALORISATIONS BOURSIÈRES DEMEURENT ATTRAYANTES
La reprise enregistrée sur les marchés boursiers ces huit derniers mois figure parmi les reprises les plus fortes et les plus impressionnantes depuis les années 1930. Malheureusement, de nombreux investisseurs sont restés sur la touche, en attendant que se produise une correction suffisamment importante pour faire des achats, et se sont finalement retrouvés à assister à l'avance inexorable des marchés. Bien que nous soyons conscients du risque de correction, nous rehaussons la pondération en actions pour deux raisons principales. En premier lieu, même si les bénéfices ont déjà remonté de façon appréciable en raison des réductions de coûts draconiennes, ils ne rendent pas encore compte de la hausse des volumes de ventes qui devrait, à notre avis, se produire en raison de l'amélioration de l'économie. En second lieu, les indices boursiers des États-Unis, comme ceux de la plupart des pays développés, demeurent très attrayants et se situent près du niveau le plus bas par rapport à leur juste valeur depuis un demi-siècle.
AUGMENTATION DE LA PONDÉRATION EN ACTIONS ET DIMINUTION DE LA PONDÉRATION EN ESPÈCES
Nous avons accru la pondération en actions en prélevant des fonds affectés aux placements en espèces, sans modifier la pondération des placements en titres à revenu fixe. Cette modification est conforme à notre opinion selon laquelle les signes économiques laissent toujours entrevoir d'autres gains possibles du côté des actions, étant donné les valorisations attrayantes de celles-ci, comparativement aux autres catégories de titres. Nous avons conservé une sous-pondération en obligations par rapport à la référence, car nous sommes d'avis que les taux de rendement ont toutes les chances d'évoluer à la hausse à long terme, tandis que les perspectives de rendement global à court terme semblent limitées.
Les renseignements peuvent présenter des déclarations prospectives sur le rendement futur, les stratégies ou les mesures potentielles. L'emploi des modes conditionnel ou futur et des
termes « pouvoir », « se pouvoir », « devoir », « s’attendre à », « soupçonner », « prévoir », «
croire », « planifier », « anticiper », « évaluer », « avoir l'intention de », « objectif » ou d’expressions similaires permet
de repérer les déclarations prospectives. Les déclarations prospectives ne garantissent pas le rendement futur. Les déclarations prospectives comportent des risques et des incertitudes
inhérents, tant sur les placements que sur les facteurs économiques généraux, de sorte qu'il se peut que les prédictions, les prévisions, les projections et les autres
déclarations prospectives ne se réalisent pas. Nous vous recommandons de ne pas vous fier indûment à ces déclarations, puisqu'un certain nombre de facteurs importants pourraient
faire en sorte que les événements ou les résultats réels diffèrent considérablement de ceux qui sont mentionnés, explicitement ou implicitement, dans les
déclarations prospectives faites dans ce rapport. Ces facteurs comprennent notamment les facteurs généraux d’ordre économique et politique ou liés au marché
du Canada, des États-Unis et du monde entier, les taux d’intérêt et les taux de change, les marchés mondiaux des actions et des capitaux, la concurrence, les évolutions
technologiques, les changements législatifs et réglementaires, les décisions judiciaires et administratives, les actions en justice et les catastrophes. La liste de facteurs importants ci-dessus
n'est pas exhaustive. Avant de prendre une décision de placement, nous vous invitons à prendre en compte attentivement ces facteurs et d’autres. Toutes les opinions contenues dans les
déclarations prospectives sont sujettes à changement et sont fournies de bonne foi, mais sans responsabilité légale.