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Perspectives de placement

PERSPECTIVES DES MARCHÉS – Été 2010

Nous avons longtemps prévu qu’une reprise économique à
mi-vitesse se matérialiserait dès que la remontée initiale serait terminée, ce qui nous semble maintenant plus certain que jamais. La reprise en v est en train de devenir chose du passé et cède sa place à une nouvelle phase de croissance plus lente.

NOUS ANTICIPONS UNE CROISSANCE MODÉRÉE ET UNE FAIBLE INFLATION

Au début du mois de mai, nous remarquions une prépondérance d'indicateurs baissiers, tant sur les marchés qu'à l'échelle de l'économie mondiale. Ces indicateurs ont temporairement étouffé les signes plus positifs résultant de la hausse graduelle des emplois et des revenus aux États-Unis, du maintien des faibles coûts d'emprunt, des valorisations boursières inhabituellement attrayantes et de la croissance dynamique des bénéfices. Même si les conditions sous-jacentes continuent de s'améliorer progressivement, l'hypersensibilité des investisseurs aux événements macroéconomiques mondiaux pourrait encore entraîner des perturbations de courte durée à l'instar de la liquidation des titres en mai.

À l'exception du R.-U., où divers facteurs temporaires assombrissent les données, l'inflation reste modérée dans la plupart des pays développés. En fait, c'est le risque d'une déflation, particulièrement en Europe, qui crée des inquiétudes à court terme.

LE DOLLAR AMÉRICAIN DEVRAIT CONTINUER DE S'APPRÉCIER À LONG TERME

Dans un monde où règnent l'aversion pour le risque et l'incertitude, les devises s'avèrent une fois de plus le moyen le plus liquide pour les investisseurs de porter un jugement sur le bien-fondé des politiques économiques nationales et régionales. Le dollar américain, dont le statut de principale devise de réserve était remis en question il y a six mois seulement, reprend du galon, du moins pour l'instant. Les investisseurs étrangers se sont rendu compte que même si la zone euro constituait une zone monétaire unique, elle ne représentait pas un marché obligataire unique et donc n'offrait pas de solution réelle par rapport au billet vert et aux obligations du Trésor américain. Malgré sa vulnérabilité à court terme et les niveaux de surachat excessifs, le dollar américain présente encore une valeur attrayante et il devrait se raffermir dans la prochaine année, à l'approche du début de resserrement de la Réserve fédérale.

LES TAUX À COURT TERME DEMEURERONT FAIBLES POUR LE MOMENT

Les banques centrales de la plupart des économies développées continuent d'orienter leurs efforts sur la croissance et les menaces de déflation. Des pressions à la hausse sur les taux finiront par se faire sentir lorsque la croissance économique sera à nouveau soutenue, que les niveaux d'emploi grimperont, que la valeur des actifs se redressera et que la confiance dans le système financier se rétablira.

LES RENDEMENTS DES OBLIGATIONS À LONG TERME DEVRAIENT AUGMENTER

La crise en Europe a entraîné la chute des taux obligataires, alors que les investisseurs ont délaissé les actifs à risque élevé. À court terme, l'humeur des marchés continuera d'être dominée par les craintes de contagion de la crise européenne, le ralentissement de la croissance et le recul de l'inflation. Une fois que les marchés seront satisfaits des mesures prises par les gouvernements européens pour régler leurs problèmes budgétaires, le souhait d'une normalisation des taux d'intérêt réels devrait pousser de nouveau les taux obligataires près de nos niveaux prévisionnels pour la mi-2011.

LES VALORISATIONS BOURSIÈRES DEMEURENT ATTRAYANTES

Aux lendemains de la pire récession au chapitre des bénéfices en 50 ans, les résultats nets ont déjà récupéré presque la moitié du terrain perdu, lorsque nous considérons leur sommet et leur creux. Cette remontée est d'autant plus remarquable que les revenus n'ont commencé que récemment à se relever des bas niveaux atteints pendant la récession. La réduction importante des dépenses pendant cette grave récession explique en grande partie l'explosion des profits des entreprises. Et si la croissance des revenus s'accélère, nous pourrions être témoins d'un cycle de rentabilité sans précédent. De plus, les valorisations boursières demeurent près de leurs niveaux les plus bas des années d'après-guerre dans les principales économies.

MAINTIEN D'UNE SURPONDÉRATION DES ACTIONS ET D'UNE SOUS-PONDÉRATION DES OBLIGATIONS

En réaction à la réorientation rapide de la volatilité, notre approche à l'égard de la répartition des actifs est devenue quelque peu plus tactique, tout en respectant notre opinion à plus long terme selon laquelle les actions se négocient bien en-dessous des valorisations normales. Par conséquent, nous avons apporté certains ajustements à la composition de l'actif au cours du dernier trimestre. Le portefeuille reste toutefois surpondéré en actions en raison des possibilités de gains à mesure que l'économie continue son cheminement de la reprise vers l'expansion. Nous sous-pondérons les obligations en raison des faibles perspectives de rendements globaux.



Les renseignements peuvent présenter des déclarations prospectives sur le rendement futur, les stratégies ou les mesures potentielles. L'emploi des modes conditionnel ou futur et des termes « pouvoir », « se pouvoir », « devoir », « s’attendre à », « soupçonner », « prévoir », « croire », « planifier », « anticiper », « évaluer », « avoir l'intention de », « objectif » ou d’expressions similaires permet de repérer les déclarations prospectives. Les déclarations prospectives ne garantissent pas le rendement futur. Les déclarations prospectives comportent des risques et des incertitudes inhérents, tant sur les placements que sur les facteurs économiques généraux, de sorte qu'il se peut que les prédictions, les prévisions, les projections et les autres déclarations prospectives ne se réalisent pas. Nous vous recommandons de ne pas vous fier indûment à ces déclarations, puisqu'un certain nombre de facteurs importants pourraient faire en sorte que les événements ou les résultats réels diffèrent considérablement de ceux qui sont mentionnés, explicitement ou implicitement, dans les déclarations prospectives faites dans ce rapport. Ces facteurs comprennent notamment les facteurs généraux d’ordre économique et politique ou liés au marché du Canada, des États-Unis et du monde entier, les taux d’intérêt et les taux de change, les marchés mondiaux des actions et des capitaux, la concurrence, les évolutions technologiques, les changements législatifs et réglementaires, les décisions judiciaires et administratives, les actions en justice et les catastrophes. La liste de facteurs importants ci-dessus n'est pas exhaustive. Avant de prendre une décision de placement, nous vous invitons à prendre en compte attentivement ces facteurs et d’autres. Toutes les opinions contenues dans les déclarations prospectives sont sujettes à changement et sont fournies de bonne foi, mais sans responsabilité légale.

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Comment établir un portefeuille plus performant
Il n'est pas évident de savoir comment placer son argent, compte tenu de l'évolution de la conjoncture financière, de l'abondance d'information dans les médias et de la multiplication des choix de placement. En misant sur les principes de base, vous atteindrez plus facilement vos objectifs à long terme.

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08/31/2010 09:17:52